lundi 7 décembre 2009

Jeudi 3 Décembre, Starbuck's


    

        Tel un funambule, je marche sur un fil, le fil de ma vie. Mes pieds se contractent. J'ai peur d'avancer davantage. Tous mes membres se crispent, une pression énorme s'appuie sur mes épaules. Le balancier vacille. J'essaie de garder mon calme pourtant mes jambes se dérobent. J'avance vers un terrain incertain. Néanmoins j'étais prête à avancer dans le noir, tant que j'avais la certitude que tout serait clair en fin de compte. Désormais, je n'aperçois plus qu'une seule chose : c'est l'obscurité à perte de vue. La gravité prend le dessus et m'attire vers le trou béant, vertige. L'envie de me jeter dans le vide tournoie dans ma tête, après tout le filet sera là pour me retenir. Et si un jour il n'était plus là, imbécile ?

       La solitude fait peur parfois. Se retrouver seule entre sa conscience, sa raison et ses actions. Une journée à se torturer, à entendre tous leurs débats acerbes. Les questions se retrouvent sans réponse. Et la confiance prend ses jambes à son cou. Chacune de leur parole se transforme en coup de marteau qu'elles prennent plaisir à abattre. Un chantier affligeant. C'est à ce moment-là que l'expression de Valériane "vouloir vomir la vie" prend tout son sens. Oui c'est ça j'ai envie de tout dégobiller, me vider entièrement.

2 commentaires:

P'tit caillouuux a dit…

Ainsi c'était ce texte!
Tu sais qu'avant que tu ne me l'arraches des mains j'avais lu le début, et j'ai rapidement vu l'ensemble. Jme demandais bien ce que tu pouvais m'empêcher de voir! Toi qui connais si bien ce sentiment de frustration!

Je dirai que ça correspond parfaitement : ta première phrase et la longueur du texte.
Et pis ton titre est très évocateur.
Finalement, j'ai pu le lire!

Chuyi a dit…

COucouuu
Ce blog est si mignon! héhé bien prometteur :D
ça m'a manqué tes textes!
toujours un plaisir de les lire car on a beau y avoir tous pensé mais jamais pu les retranscrire *o*